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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 08:00

Bonne journée à tous.

Texte à méditer :
  La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.   G. Clémenceau


C'est sa fête aujourd'hui :
Nicolas
Patron des écoliers, des marchands de vin, des apiculteurs, des hommes célibataires, de la ville de Bari et de la Russie.

 

La Révolution d'octobre.

Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, les bolcheviques s'emparent des principaux centres de décision de la capitale russe, Petrograd (anciennement Saint-Pétersbourg).

Dans la terminologie bolchevique (on dira plus tard communiste), ce coup de force sans véritable soutien populaire est baptisé «Révolution d'Octobre» car il s'est déroulé dans la nuit du 25 au 26 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'ancienne Russie jusqu'au 14 février 1918.

Une insurrection préparée au grand jour.
C'est deux semaines plus tôt que Lénine, chef des bolcheviques, a décidé d'abattre la jeune démocratie instaurée quelques mois plus tôt et de mettre en place une «dictature du prolétariat» inspirée par les principes marxistes.

Lénine repart aussitôt se cacher en Finlande et laisse à son adjoint Trotski le soin de préparer l'insurrection.

Alexandre Kerenski, chef du gouvernement provisoire, ne se méfie pas des bolcheviques.

Ces derniers développent auprès des soldats de Petrograd une propagande efficace autour de trois mots d'ordre:
– «paix immédiate» (la Russie est encore en guerre aux côtés des démocraties occidentales contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie),
– «la terre aux paysans»,
– «tout le pouvoir aux soviets»
(les soviets désignent en russe des conseils ou des assemblées de terrain où se prennent les décisions; ils représentent pour les démocrates sincères l'aboutissement de la démocratie représentative).

Le 6 novembre 1917, au matin, la police tente de fermer une imprimerie du parti bolchevique. C'est l'occasion qu'attendaient les révolutionnaires pour se mobiliser.

Les partisans de Lénine assiègent le Palais d'Hiver où siègent les ministres du gouvernement provisoire. Ces derniers n'ont pour les défendre que 1300 soldats, cosaques et élèves-officiers, y compris une unité de volontaires féminines.

Pour donner à son coup d'État l'allure d'une révolution, Lénine fait tirer le croiseur Aurore, amarré à quelques centaines de mètres de là, sur un bras de la Néva.

Après quelques velléités de résistance, les élèves-officiers et les soldates se rendent. Les bolcheviques fêtent leur victoire par une immense beuverie, en vidant les bouteilles des caves bien fournies du Palais d'Hiver. Peu après minuit, le gouvernement signe l'acte de capitulation.

«Jamais une échauffourée de si petite envergure (une dizaine de victimes, d'après les historiens soviétiques) n'a eu des conséquences aussi prodigieuses, et une fois de plus, le sort de la capitale décida de celui du pays tout entier», écrit Léon Poliakov (Les totalitarismes du XXe siècle, Fayard).

La dictature en marche.
Sitôt après sa prise de pouvoir, Lénine met en place les instruments de la dictature. La presse «bourgeoise» est étouffée. La police politique (Tchéka) est créée le 7 décembre, la grève interdite le 20 décembre !...
Le parti K-D (constitutionnel-démocrate), ancré dans la gauche démocratique est interdit dès décembre. Reste l'opposition du principal parti de gauche, les S-R (socialistes-révolutionnaires). Ces derniers recueillent une écrasante majorité aux élections à l'Assemblée constituante, que les bolcheviques n'ont pas osé annuler.
Lénine ne se démonte pas. Il proclame que le pouvoir des Soviets (les conseils populaires, solidement tenus en main par les bolcheviques) est supérieur à celui de l'Assemblée et le 19 janvier 1918, dès le lendemain de l'entrée en fonction de celle-ci, il ordonne sa dissolution.
Ne craignant plus la contradiction, le gouvernement entame à marches forcées la réforme des institutions.
Le 5 février 1918, il annule les dettes et les emprunts contractés par l'ancien gouvernement à l'étranger et le 3 mars conclut la désastreuse paix de Brest-Litovsk avec l'Allemagne.
Le 12 mars, le gouvernement se transporte à Moscou, la capitale des premiers tsars, au coeur de la Russie continentale, loin de l'Occident.

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Published by Nadège
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commentaires

cerisette 06/12/2008 13:37

c'est pas pour dire mais il avait vraiment raisonbisouscerisette

Céline 06/12/2008 13:23

Bonne journée, et...  St Nicolas a-t-il Gâté ton foyer ?

Nadège 07/12/2008 09:39


Hélas, nous ne fêtons pas St Nicolas chez moi. J'habite en région parisienne et nous ne l'avons jamais fait. Par contre, j'ai une amie allemande et je me faisais un grand plaisir d'offrir quelques
gourmandises pour ses enfants lorsqu'ils étaient petits.
Bisous.


michelle 06/12/2008 11:15

j'ai oublié un mot  : il en faut bien certains ( je me comprends! )

michelle 06/12/2008 11:04

Clémenceau voyait clair les fonctionnaires coûtent cher mais il en bien certains!!!!! Je me comprends!!!

NEEKOLLE 06/12/2008 09:43

Merci pour tous ces renseignements, à la saint Nicolas on fête aussi les Nicole, ce qui est mon cas, certains disent que c'est à la saint Colette car à l'origine il s'agit du prénom Nicolette. J'ai suggeré à mon mari de me fêter les 2 ( ça a pas marché) donc c'est le 5 puisque les fêtes se fête la veille, que j'ai droit à mes petits chocolats et que nous entamons la période des festivité jusqu'au 13 janvier date de mon anniversaire. Bon c'est une période que j'aime particulièrement....Gros Bisous Nad à bientôt

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